La grenade et la fleur de lys

La grenade et la fleur de lys

Une maison naît parfois d'une rencontre improbable. Celle de MELIKA tient en deux symboles : une grenade d'Arménie, une fleur de lys de France.

— Deux symboles, une même intention —

En Arménie, la grenade est reine. Fruit aux mille graines, elle dit la famille, l'abondance, la mémoire. On la retrouve partout : dans les contes, sur les tapis, dans les peintures de Saryan, gravée sur la pierre des églises. Une grenade, c'est une promesse de fécondité et de lien.

En France, la fleur de lys règne autrement. Symbole royal, elle dit l'élégance, la pureté, la verticalité d'une certaine idée du beau. Elle orne les blasons, les jardins de Versailles, les enluminures. Une fleur de lys, c'est une promesse de noblesse et de tenue.

L'une est généreuse, foisonnante, charnelle. L'autre est droite, épurée, souveraine. Tout les oppose — et pourtant, elles se cherchent.

— Le dialogue —

MELIKA est née de ce dialogue. D'un côté l'âme arménienne, transmise par Arsène, terre de mémoire et de survie. De l'autre la pensée française, celle qui ordonne, dessine, tempère. Et entre les deux, un fil thaï — le sacré, la couleur, la douceur.

Un bijou MELIKA ne choisit pas. Il fait tenir ensemble la grenade et la fleur de lys, le foisonnement et la rigueur, l'émotion et la forme. C'est là toute la difficulté — et toute la beauté.

— Faire tenir les contraires —

La beauté d'une création ne tient pas à la richesse de la matière. Elle tient à l'harmonie entre des forces qui, séparément, se contrediraient. Une grenade seule serait trop généreuse. Une fleur de lys seule, trop froide. Ensemble, elles trouvent un équilibre que ni l'une ni l'autre n'atteindrait seule.

C'est ainsi que pense MELIKA. Non pas une culture contre une autre, mais toutes réunies dans un même geste.

Trois racines. Un seul bijou.

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